samedi 16 mai 2015

EN ATTENDANT MA PETITE VIE BIEN TRANQUILLE DANS LE MIDI

En attendant !!!!!!!!
Voilà qu'il me faut penser à faire mes cartons. Après 3 déménagements concernant maman, je commence à en avoir l'habitude, mais là, c'est un peu plus dur car étant seule je ne peux pas me confier au quotidien.
Entre temps, j'ai dû me faire opérer d'un rétrécissement du canal lombaire. 5 jours seule dans une clinique, cela a été dur. Je n'en avais parler à personne, sauf à ma voisine qui gardait mon chien, en me disant que 5 jours ce n'est pas long, mais je me trompais. Encore une chose de faite. Mais je m'en remets difficilement.
Inutile de s'apitoyer sur mon sort, j'avais des cartons à faire. Sans faire d'effort, avec parfois l'aide de ma voisine, j'ai commencé. Bon, je suis sûre que j'emporte encore trop de choses mais difficile de trier des trésors (pour moi) amassés pendant 40 années. Au fil des jours, entre les séances de kiné, les visites chez le notaire, mes activités en maison de retraite, les cours d'informatique etc... Je voyais mes cartons s'empiler et mes meubles se vider. Et c'était là que j'ai besoin d'un tas de choses qui étaient  déjà dans les cartons et le plus beau c'est que je ne savais pas dans lequel.
Lorsque ma maison a été vendue, j'avais jusqu'au 15 juin pour donner les clés. Mais Il fallait prévoir le déménagement, et lorsque j'ai téléphoné, plus de place à la date voulue. En plus il fallait que ma nièce vienne pour m'aider à conduire ma voiture jusque dans le midi. Après bien des péripéties, le déménagement se fait le 1er juin et ma nièce vient me chercher le 20 juin. Donc, j'ai décidé que pendant 20 jours je devrai coucher sous les ponts. Une amie m'avait invité chez elle, mais je ne peux pas l'embêter pendant 20 jours car elle sort beaucoup, elle fait beaucoup de visites à sa mère en maison de retraite et ses petits enfants sont très souvent chez elle.  J'ai eu recours à la présidente de mon association, qui loue des studios. Donc nous voilà, mon petit chien et moi, pendant 20 jours dans un petit studio à partir du 1er juin.
Le plus dur c'est le tri. Je dois prévoir ce que j'emmène chez ma fille (où je vais loger pendant 3 mois. Je dois prévoir ce que j'emmène pour 20 jours dans le studio et que peut-être je ne pourrais pas mettre dans la voiture. Et le reste qui va rester pendant 3 mois (le temps que l'achat d'une maison dans le midi se fasse) en garde meuble.
LA SUITE AU PROCHAIN ARTICLE
A +


samedi 25 avril 2015

BILAN (suite)

  • 2013
Je me suis donnée à plein dans mes activités. Je me suis pleinement épanouie lorsque j'ai commencé à aller en Maison de retraite à WARDRECQUES. Là, j'ai trouvé plein de personnes avec qui je pouvais parler du temps, de musiques, de livres. Elles demandaient à savoir ce que je faisait avec mon ordinateur, je pouvais raconter, à leur demande, quelques périodes de ma vie, ce qui faisait que dans nos conversations, je les aiguillées sur les périodes de leurs vie à elles. Ces conversations étaient pleines de chaleur. Ces personnes se sont tellement habituées à moi, qu'il m'était très difficile de leur dire que j'avais l'intention de quitter la région et, de ce fait, de les quitter.

  • 2014, voilà où je voulais en venir, voilà mon avenir que j'évoquais dans l'article précédent
En effet, début 2014 avec Nicole (ma fille) nous avons décider que je vendrai ma maison et que j'irais m'installer auprès d'elle dans le midi.

J'ai beaucoup réfléchi à la façon de dire aux résidents que j'allais les quitter. Lorsque j'ai vu le temps que mettrait la vente de ma maison, j'ai pris mon temps et tout doucement je les ai habituées à mon départ. Celles qui n'ont pas beaucoup de visites ont la larme à l’œil. J'allais, quand même, leur rendre visite deux fois par semaine. Pour une résidente qui n'avait que très peu de visites, les miennes étaient attendues avec impatience. Je pense que j'ai réussi à leur faire admettre le fait qu'elles ne me verraient plus, mais que peut être quelqu'un d'autre me remplacerait.


J'aurais pleins de choses à vous raconter plus tard. En réalité, toute une vie qui a été très belle pour moi. Pourquoi aller chercher des choses inaccessibles. Contentons nous de ce que l'on a en essayant de l'embellir.

  • les retrouvailles avec une cousine qui, en Algérie, habitait derrière chez nous
  • Les péripéties pour vendre et retrouver une maison dans le midi 
  •  Le fait d'être seule pour faire les cartons pour le déménagement
  • Toujours seule pour me faire opérer de mon dos
  • etc.......
  • etc......
Nous commençons déjà, avec les amis, les collègues de l'association, à se retrouver pour fêter mon départ. Tous sont ravis de me voir retrouver le peu de famille qui me reste.

A BIENTÔT
ANNIE


vendredi 24 avril 2015

UN PETIT BILAN

A l'aube de mes 73 ans, il n'est pas donné à tout le monde de faire un bilan de sa vie passée et de parler encore de l'avenir.

Si je devais scinder ma vie, elle se décomposerai de la façon suivante :

  • A partir du moment où je pouvais comprendre (de 5 ans à 14 ans)
Une vie pas très gaie avec beaucoup de coups (coups de godillots à clous, coups de nerf de bœuf, claques à répétitions).

  • De 14 ans à 16 ans où j'ai commencé à travailler
Beaucoup de travail (pour aider maman à élever frères et sœurs), mais aucune satisfaction et encore des coups (de manche à balai).

  • 16 ans à 19 ans (rencontre avec celui qui devait devenir mon mari)
Beaucoup de misères avec mes parents qui ne voulaient pas que je fréquente (c'était un militaire - c'était quelqu'un qui venait de France, donc pas fréquentable - J'était trop jeune - Ils avaient besoin de mon travail pour élever frères et sœurs). En Algérie, les gens de France (du continent comme on disait) n'étaient pas fréquentable. Mais pour moi, les moments passés avec lui me réconciliaient avec la vie.

  • de 19 ans à 68 ans
Que de la joie, malgré les aléas de la vie. Je ne regrette aucun moment de ces 48 années passés aux côtés de mon mari. J'ai toujours dit que si je devais refaire ma vie, elle commencerait le jour de mon mariage.

  • 2010 à fin 2011
Après le décès de mon mari, j'ai du réorganiser ma vie seule à la maison, mais en m'occupant de maman qui était encore dans sa maison. J'ai fait ma place dans une association et quelques activités pour mon plaisir personnel.

  • 2011 - 2012
La santé de maman déclinant, je l'ai prise à la maison et nous avons passé 11 mois que nous avons beaucoup appréciés (théâtre, cinéma, restaurant, promenades, visites de la région et même dernier voyage dans le midi pour qu'elle puisse revoir la région où elle avait si longtemps habité). 

Puis en novembre 2012, me voilà à nouveau seule après son décès.

LA SUITE LA PROCHAINE FOIS
BISOUS


samedi 5 janvier 2013

LA VIE CONTINUE

Bonjour,
Voilà bien longtemps (1 an) que je n'ai pas écrit sur mon blog. En fait j'ai été très occupée à m'occuper de ma maman, à rendre ses dernières années les plus belles possible. Malheureusement cela n'a duré qu'un an. Quelques mots sur ma maman : c'était, pour moi, une femme adorable, jamais un mot plus haut que l'autre, elle participait à toutes les conversations, sur n'importes quels sujets, elle faisait des mots fléchés. Tous les matins, elle toilettait son chien, lui préparait sa nourriture (cuire sa viande, son riz et ses légumes). Elle avait 89 ans. Pour toutes mes amies qui la connaissait, elles ont perdues quelqu'un d'exceptionnelle (c'est ce qu'elles m'ont dit).
Eh bien, me voilà seule à nouveau. On peut dire que depuis Mars 2010, la vie ne m'a pas épargnée. Beaucoup de personnes de ma famille ont disparus (mari, frère, soeur et mère). Je me dit que c'est le lot de beaucoup de familles, qu'il y a plus malheureux que moi, mais certains soirs c'est assez pénible.
Mais voilà, j'ai encore charge d'âme car j'ai récupéré le petit chien de maman et c'est encore un lien avec elle, le temps que la peine s'estompe un peu.
Je me donne encore quelques années à habiter dans la région car là se trouvent tous mes amis, toutes mes activités et la maison dans laquelle je vis depuis 40 ans.Lorsque je commencerais à ne plus pouvoir rester toute seule, je penserai à vendre ma maison pour me rapprocher de ma fille. Je sais c'est un peu égoïste, mais j'irai l'embêter le plus tard possible.
Et en attendant, j'ai un peu augmenter mes activités. Je me rends plus souvent dans les maisons de retraite (j'ai eu du mal à rencontrer tous ces gens malades, qui ont un peu perdu la tête, à qui, à chaque visite, nous devons leur répéter qui nous sommes). Dans une maison de retraite, je fais de la lecture de groupe pendant 1 h 1/2, puis nous faisons des commentaires sur le livre et bien des fois nous abordons le vécu de chaque personne. C'est très intéressant. Dans un autre, je propose, en collaboration avec "les donneurs de voix", des livres enregistrés sur des CD. Lorsqu'il manque quelques bénévoles, je fais aussi des soins des ongles, très appréciés par les résidents des maisons de retraites.
Amitiés
A +

jeudi 19 janvier 2012

UN PETIT DÉTOUR AVANT LE CALME D'UNE VIE BIEN ORGANISÉE

Me voilà à nouveau sur le pied de guerre. Ma maman ne pouvant dorénavant rester seule, je la prend sous mon aile. Refaire les peinture d'une chambre pour la recevoir dans les meilleurs conditions. Un maçon m'a aidé. Déménagement, peinture et nettoyage dans l'ancien appartement. J'ai dû me faire aider dans tous ces travaux. Pour elle, qui est gravement malade, qui fait des séjours réguliers en hôpital, la solitude ne lui convenait plus. Et moi dans tout cela, je suis très contente d'avoir à nouveau de la compagnie à la maison, en effet, j'avais arrêté de faire certaines choses au décès de mon époux, je ne regardais plus les infos, je ne buvais plus de café et surtout je mangeais très mal, nous avons repris tout cela et je m'en porte très bien.

Je n'ai pas arrêté mes activités pour autant, c'était une obligation pour moi de les garder même si maman venait à la maison.

A plus tard...........

dimanche 27 novembre 2011

UN PEU DE VAGUE A L'AME

Et oui, ça m'arrive aussi. Depuis quelques jours, je n'avais pas d'entrain, mes soirées étaient très difficiles, dès 18 heures je mangeais sur le pouce et j'allais cacher mon vague à l'âme dans mon lit. Malgré cela je faisait toujours bonne figure auprès de mes amis et ma famille. Et puis peu à peu certains de mes amis ont commencé à me dire tu devrais arrêter ça ou faire ça. J'ai fait un retour sur tout ce que j'avais fait depuis que je suis seule et je me suis demandée si tout cela m'avait servi à quelque chose.
Ça m'a réveillé d'un coup, je me suis rappelée avoir donné un peu de bonheur autour de moi, m'être fait plaisir aussi en rencontrant des tas de gens. Non je n'ai pas fait tout cela pour rien.
Je vais repartir d'un bon pied. Je pense qu'il faut se pousser un peu et ne pas se laisser aller à des idées trop tristes, la vie est déjà tellement difficile.
J'ai beaucoup à faire en plus. Noël arrive, la famille sera là et de la joie est dans l'air.

lundi 12 septembre 2011

QUE DE RÉCOMPENSES !!!!!

Déjà je dis merci à René de son commentaire, je suis assez fière que l'on me fasse des compliments sur ma façon d'être.

Mais ce matin c'est le pompon, j'ai reçu un coup de téléphone de Nicole, la présidente de mon association, qui ne tarit pas d'éloges sur ma prestation à l'hôpital d'Helfaut, dans le service de pédiatrie. En effet la responsable des infirmières l'a appelé pour la remercier de lui avoir envoyé une bénévole telle que moi. Elle lui a dit que j'étais toujours souriante, toujours prête à me mettre à la disposition des enfants hospitalisés, sachant toujours ce qu'il fallait faire, sachant se mettre au diapason des parents (pas toujours facile) car certain parents ne veulent pas que je tienne compagnie à leur enfant tandis que d'autres sont très heureux de savoir aussi comment je suis arrivée à faire cela et m'aide aussi dans ce que je propose et profite aussi d'un moment de liberté pour eux et me confit leur enfants pour une heure. Comme je sois m'absenter pour un mois (pour des raisons tristes, je viens de perdre un frère de 58 ans) la responsable a dit qu'elle ne voulait que personne ne me remplace, elle savait quand je reviendrai et elle m'attendrait.

Tout cela m'a fait chaud au coeur. Et pour couronner le tout, maman à qui j'ai raconter cela, m'a avoué qu'elle ne disait rien mais bien des fois elle m'admirait pour ce que je faisait pour tout le monde et en particulier pour elle. Je vous assure que c'est une personne très secrète et ne fait pas souvent de compliment.

Bon j'arrête là pour aujourd'hui, ma journée a bien commencé pourvu que ça dure.